PARIS LE 17/06 - LE FORUM ECONOMIQUE POUR LE DEVELOPPEMENT DE LA REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO-2EME EDITION

PARIS LE 17/06 - LE FORUM ECONOMIQUE POUR LE DEVELOPPEMENT DE LA REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO-2EME EDITION

Excellence Monsieur le Vice-Ministre des Congolais de l’étranger,

Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et chers Collègues,

Distingués invités en vos titres et qualités respectifs,

Mesdames et Messieurs,

 

Je voudrais tout d’abord vous remercier d’avoir répondu aussi nombreux à notre invitation à venir participer à la Deuxième édition du Forum Economique pour le Développement Durable ayant pour thème cette année : « La Diaspora congolaise, moteur de développement durable pour la République Démocratique du Congo », avec une attention toute particulière à la jeunesse congolaise, appelée à prendre ses responsabilité pour façonner et construire cet avenir radieux que nous espérons pour notre grand et beau pays.

 

Je voudrais également remercier les sponsors et les sociétés ou groupes ci-après, partenaires traditionnels de nos manifestations :

 

-        La Banque Internationale pour l’Afrique au Congo, BIAC, en sigle ;

-        Brussels Airlines ;

-        CANAL + OVERSEAS ;

-        Le Congo Millennium Business Club ;

-        L’Hôtel SULTANI ;

-        ORANGE RDC;

-        PERENCO ;

-        Radio France Internationale (RFI) ;

-        TV5 Monde.

 

Je voudrais ensuite exprimer notre gratitude à l’endroit de Madame Nathalie LOISEAU, et toute la direction  de l’École Nationale d’Administration Directrice de l'Ecole Nationale d'Administration, qui a bien voulu mettre si gracieusement à notre disposition, cette magnifique salle dans ce cadre, ô combien prestigieux de l’ENA.

 

Je manquerai à mon devoir si je ne reconnaissais pas tous ceux, connus et inconnus qui ont contribué de près ou de loin à l’organisation de ce Forum, lequel représente pour nous une belle occasion de resserrer les liens entre les membres de la diaspora congolaise avec leur pays d’origine et une opportunité pour les mobiliser à l’effort pour le développement durable, économique et social, par le dialogue et la concertation sur les moyens de sa mise en œuvre.

 

Je n’oublie pas les intervenants et vous les auditeurs pour avoir accepté de nous accompagner dans cette activité. Je pense également à toutes personnalités ici présentes, aux participants, à tous les intervenants et à tous les experts du monde francophone de l’entreprise que vous verrez défiler tour à tour sur ce podium, dont certain ont effectué le déplacement depuis Kinshasa pour prendre part à cet événement.  Mes remerciements s’adressent enfin aux membres des Corps constitués et à leurs Excellences Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs qui, en dépit des obligations qui sont les leurs, ont bien voulu s’associer à nous pour partager ce moment de réflexions et d’échanges sur un sujet de si grande importance.

 

 

 

Une « mention spéciale » pour les autorités urbaine de la ville de Paris qui ont apporté un soutien complémentaire apprécié, ainsi qu’à la Préfecture de la Police qui assure votre sécurité.

 

Et tous nos remerciements à Pathy MBOKANGA et à son équipe, qui ont assuré comme à l’accoutumée la préparation du somptueux buffet sur lequel vous attendez tous de vous précipiter.  Rassurez-vous : il y en aura pour tout le monde...

 

 

Distingués invités, Chers amis,

 

Comme vous le savez, les changements profonds intervenus dans notre société au cours des quatre dernières décennies ont contraint une importante frange des populations congolaises à migrer à l’extérieur du pays, à la recherche d’un mieux-être qu’elles n’estimaient légitimement ou non ne pouvoir obtenir sur place.  Ainsi, pour diverses raisons, bon nombre de familles ont encouragé certains de leurs membres à effectuer un mouvement à l’étranger.

 

Il faut se le dire, le chemin parcouru n’a pas toujours été aisé pour bon nombre d’entre eux : difficultés d’intégration, discrimination et j’en passe…  Pour ceux qui ont réussi à relever le défi en faisant des études ou en se trouvant un travail décent, nombreux sont ceux qui viennent en aide à leurs familles restées au pays.  

En effet, la communauté congolaise à l’étranger compte parmi les communautés qui connaissent le plus grand nombre de personnes qualifiées sur le plan socio-professionnel.  Grâce à l’aide financière qu’elle envoie de manière dispersée aux membres de familles, et qui représente un volume autrement plus important que l’aide publique au développement perçue par notre pays, la diaspora congolaise contribue effectivement et énormément non seulement à leur épanouissement individuel mais aussi au développement et au relèvement économique du pays.

 

Conscient de l’importance des liens qui doivent être tissés avec les membres de la communauté́ nationale établie à l’étranger, le Gouvernement de la République a inscrit la question de sa communauté́ expatriée parmi ses priorités.  En effet, l’action du Gouvernement vise, d’une part, à protéger et à défendre les intérêts de ses concitoyens dans les pays d’accueil et à œuvrer, d’autre part, à la création des meilleures conditions pour susciter la participation de cette diaspora à la vie politique, économique et sociale du pays.

 

 

Distingués invités, Chers amis,

 

 

La démarche prônée par le Gouvernement congolais a toujours consisté à renforcer les liens avec la diaspora congolaise, liens basés sur des rapports de confiance mutuelle et inscrits dans la durée.  La création d’un poste de Vice-ministre chargé des Congolais de l'étranger au sein du Ministère des Affaires étrangères,  dénote de l’intérêt, qu’accordent  les autorités  congolaises pour ses filles et fils éparpillés à travers le monde.

 

 

 

 

 

 

Les actions menées en la direction de cette communauté des Congolais s’inscrivent dans le cadre de la mise en œuvre d’un Plan d’Action du Gouvernement, dont les axes principaux sont :

 

Primo, fédérer les compétences nationales expatriées et œuvrer à̀ l’émergence d’une diaspora  congolaise organisée et structurée, qui contribue au renforcement des relations entre le pays d’accueil et le pays d’origine ;

 

Secundo, encourager l’émergence de réseaux communautaires parmi nos ressortissants et canaliser leur apport en expertise et en savoir-faire vers le pays ;

 

Et,

 

Enfin, favoriser l’émergence d’un mouvement associatif actif, responsable, et, renforcer la solidarité́ communautaire.

 

 

Distingués invités, Chers amis,

 

Il convient d’ajouter que la République Démocratique du Congo dispose d’un réseau diplomatique et consulaire dans tous les pays à forte densité de la diaspora congolaise, lequel a entre autre comme tâche de veiller et protéger nos concitoyens ainsi que leurs intérêts.

 

Dans sa déclaration faite en janvier 2003 devant la Représentation nationale, Son Excellence Monsieur Joseph KABILA KABANGE, Président de la République, avait déjà mis en exergue le rôle que la diaspora congolaise pouvait jouer dans la reconstruction et le développement du pays.  Pour sa part, le Gouvernement avait également organisé des forums avec la diaspora à Kinshasa et à Bruxelles.

 

Afin d’assurer un suivi, de l’action gouvernementale, une Direction et une Maison des Congolais de l’étranger et des migrants (MCDEM) ont été instituées.  Pour la Maison des congolais de l’étranger, avec l’appui technique notamment de la République Helvétique et du Royaume Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord.  Ces structures ont pour tâches entre autres, d’informer et orienter les congolais de la diaspora, comme ceux restent au pays sur diverses opportunités pouvant se présenter à eux, dans leurs choix professionnels, sociaux ou académiques.

 

Dans la même veine, vous vous souviendrez que l’an passé, lors de mon discours à l’occasion de la fête nationale, j'avais lancé un vibrant appel à l'ensemble des membres de la diaspora congolaise, les exhortant à un dialogue constructif, car de mon point de vue, malgré les divergences, ils partagent la même passion pour notre patrimoine commun qui est la République Démocratique du Congo.  Je poursuivais en disant : « N'oublions surtout pas que le dialogue est une vertu africaine de haute facture que nous ne devons pas laisser au bord de la route, avec le risque de voir l'argument de force primer sur celui de la force de l'argument, aux conséquences néfastes pour tous. ».

 

Aujourd’hui, ne sommes-nous pas rattrapés par une certaine réalité ?

 

En cette période cruciale de consolidation de la paix et du relèvement notre pays, l’Ambassade a souhaité inviter toute personne à s’interroger sur le rôle déterminant que la diaspora congolaise, surtout sa jeunesse, peut jouer dans les différents secteurs d'activité économique pour un développement durable en République Démocratique du Congo.

 

Car en effet, pour atteindre les objectifs que notre Gouvernement s’est fixés, il faudra que les synergies entre échanges de connaissances, de technologies et de formation professionnelle soient considérés comme prioritaires, en capitalisant sur les savoir-faire locaux.  Il faudra aussi qu’à un moment donné de notre histoire, l’ensemble de la population arrive à être convaincue que le paradigme selon lequel « les uns possèdent des technologies et que les autres n’en sont que des consommateurs et des acheteurs, car incapables par eux-mêmes d’en produire », ne soit plus d'actualité.

 

 

Distingués invités, Chers amis,

 

Cette seconde édition du Forum Économique pour le Développement Durable, organisée par l’Ambassade de la République Démocratique du Congo près la République française, est, de sa conception ả sa réalisation, entièrement  l’œuvre de jeunes cadres congolais compétents et dynamiques.  Le Forum poursuit les objectifs précis suivants :

 

Tout d’abord, elle vise, à analyser collectivement l’apport et la plus-value qualitative et quantitative de la diaspora congolaise, en termes d’investissements directs et indirects et en tant qu’acteur et donc moteur de développement économique durable en République Démocratique du Congo.

 

Il s'agit ensuite d'identifier plus précisément les contraintes et les difficultés rencontrées par les congolais de l’étranger, porteurs de projets, afin d’apprécier la pertinence des mécanismes d’appui, de soutien et d'assistance qui existent et de proposer des solutions rationnelles d’amélioration de la situation existante.

 

Nous chercherons, enfin, à mettre en exergue certains secteurs d’investissements porteurs de croissance dans lesquels la Diaspora congolaise peut trouver des opportunités d’activités économiques et y investir.

 

Tour à tour vous assisterez à l’intervention de nos panélistes ici présents sur trois thèmes différents, à qui vous pouvez poser vos questions, échanger avec eux ou apporter votre contribution au cours du débat.

 

Ils seront à votre disposition, après la discussion.  Cette journée que j'espère riche en échanges se clôturera par le cocktail dans la soirée.

 

 

 

Excellence Monsieur le Vice-Ministre des Congolais de l’étranger,

Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et chers Collègues,

Distingués invités en vos titres et qualités respectifs,

Mesdames et Messieurs,

 

Sur ce, je déclare ouverts les travaux du 2ème Forum économique pour le Développement durable en République Démocratique du Congo.

 

Je vous remercie.


2016, VOEUX DE SEM. ILEKA ATOKI AU PERSONNEL DE L'AMBASSADE

		2016, VOEUX DE SEM. ILEKA ATOKI AU PERSONNEL DE L'AMBASSADE        Monsieur le Ministre-Conseiller,

Monsieur le Délégué Permanent Adjoint,

Chers amis et collègues,

Bonjour,

Je tâcherais d’être bref.

J’ai le plaisir de vous retrouver une nouvelle fois pour notre traditionnelle cérémonie des vœux, et, je suis heureux de voir que vous avez répondu présents à mon invitation.

Jetant un rapide regard rétrospectif sur l’année 2015, je constate, comme les deux années précédentes qu’elle aura été positive, tout en soulignant avec vous que toutes nos réalisations ne seraient possibles sans les instructions empreintes de sagesse du Chef de l’Etat, j’ai cité Son Excellence Monsieur Joseph KABILA KABANGE, Président de la République.

Sur le plan bilatéral, les relations entre la France et la République Démocratique du Congo sont au beau fixe, comme le témoigne les multiples visites de travail des autorités de nos pays

respectifs, ainsi que la présence remarquable de nombreuses entreprises françaises sur le territoire congolais.  Certes, ces relations méritent d’être davantage consolidées et raffermies, et, nous sommes résolus à continuer à œuvrer dans ce sens.

Sur le plan multilatéral, nous avons eu à mener de multiples activités.

Au niveau de l’Organisation des Nations Unies, sur instructions de la Hiérarchie, nous demeurons impliqués dans les efforts du Gouvernement visant le respect de la souveraineté et l’indépendance politique de notre pays, ainsi que son développement et relèvement économique.

Qui plus est, l’Ambassade a assuré la meilleure participation possible de la République Démocratique du Congo à la 21ème Conférence des Parties à la Convention cadre des Nations Unies sur le Changement climatique (COP-21) qui s’est tenu à Paris du 30 novembre au 11 décembre 2015.  A la demande du Président en exercice de la COP21, Son Excellence Monsieur Laurent FABIUS, la République Démocratique du Congo, en la personne de Son Excellence Monsieur Raymond TSHIBANDA N’TUNGAMULONGO, Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération internationale, a œuvré en qualité Co-Facilitateur des négociations sur les approches et mécanismes de coopération de l’Accord de Paris ; accord, unanimement salué par la communauté internationale et qui, je le souhaite vivement offrira des perspectives de vie meilleure pour les générations futures de notre planète.

En ce qui concerne l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), la République Démocratique du Congo a pris part à toutes les activités de la 38ème session de la Conférence générale de l’UNESCO au cours de laquelle a été prise la résolution faisant de l’Ecole Régionale Post-Universitaire d’Aménagement et Gestion Intégrés des Forêts et Territoires Tropicaux, ERAIFT en sigle, un centre de catégorie 2 sous les auspices de l’UNESCO.  La signature de l’acte constitutif portant création de l’ERAIFT a eu lieu le 04 novembre 2015.

Par ailleurs, la Délégation permanente a été intimement liée au processus de création du Centre de renforcement des capacités en planification et gestion de l’éducation en République Démocratique du Congo.

Pour sa part, l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) a connu une participation active de la République Démocratique du Congo aux travaux de ses instances, qu’il s’agisse des réunions en commissions du Conseil permanent de la Francophonie (CPF), ou, des Groupes de travail, et, de la concertation francophone des Ministres des Affaires étrangères tenues en marge de la réunion de haut niveau sur le Climat, dans le cadre des travaux de la 70ème session de l’Assemblée générale des Nations Unies.

Je ne saurais passer sous silence la 31ème session de la Conférence ministérielle de la Francophonie (CMF), tenue du 10 au 11 octobre 2015 à Erevan, dans la Capitale arménienne, au marge de laquelle la République Démocratique du Congo et la République d’Arménie ont établi leurs relations diplomatiques et signé un accord de coopération.

Chers amis et collègues,

Notre Ambassade a aussi mené de nombreuses autres activités.  Je citerais parmi les plus importantes :

1.- Le baptême de l’ouvrage sur « L’introduction de la TVA en République Démocratique du

Congo » de l’honorable Docteur Athanase MATENDA KYELU, ministre-honoraire ;

2.- L’organisation le 03 juillet 2015, du « Forum économique sur le développement durable

(FEDD) » sur le thème : « Agir face aux changements climatiques pour promouvoir un développement durable en République Démocratique du Congo », première conférence du genre en marge de la commémoration du 55ème anniversaire de l’accession de de notre pays à la souveraineté nationale et internationale.

Tenu au siège de l’UNESCO, le Forum, qui a une vocation pérenne, a été animé par des spécialistes tant nationaux qu’internationaux des questions environnementales et a connu une forte participation des personnalités du monde scientifique, politique et diplomatique, ainsi que de la communauté congolaise ;

3.- L’organisation, par la Fondation Cartier pour l’Art Contemporain de l’exposition sur

« BEAUTE CONGO 1926-2015 - Congo Kitoko » où la République Démocratique du Congo était mise à l’honneur à travers sa culture de près de neuf (9) décennies.  Inaugurée par Son Excellence Monsieur Manuel VALLS, Premier Ministre français, l’exposition a remporté un franc succès. Souffrez ici, que je salue la mémoire de ce grand artiste que fut Monsieur Kiripi

KATEMBO SIKU, arraché prématurément à notre affection, et sans conteste, l’un des photographes les plus doués de sa génération.

Sur les plans juridique et judiciaire, bon nombre de litiges datant pour la plupart d’avant 2011 ont trouvé solution.  Nous demeurons vigilants et continuerons à œuvrer inlassablement afin que la République puisse entrer dans ses droits.

Au chapitre des relations avec notre communauté de France, je dois dire que celles-ci se sont largement normalisées.  Cette année encore, malgré nos moyens limités, nous tâcherons de nous impliquer dans les activités organisées par nos compatriotes.

Nous avons toutefois toujours ce souci de voir notre culture reprendre ses lettres de noblesse en France.  Cela constitue un impératif qui nous est imposé malgré l’absence d’un budget y spécifiquement dédié et une marge financière propre particulièrement étroite.

En outre, le nombre de compatriotes ayant choisi la France comme deuxième patrie, visitant leurs familles, assistant leurs frères et sœurs restés au pays ou désirant prospecter sur les opportunités d’investissement ou d’affaires, est toujours croissant, démontrant ainsi une confiance renouvelée aux potentialités et perspectives qu’offre notre République.

Dans le même ordre d’idées, le nombre de jeunes ayant bénéficié de l’assistance de l’Ambassade au retour et à l’embauche dans les compagnies privées, dont françaises installées en République Démocratique du Congo, a été en hausse comparé à l’année 2014.

L’appréciation des services que nous rendons à la communauté nous donne satisfaction et nous humilie?  Toutefois, il sied de ne point verser dans une sorte d’admiration narcissique, car, de mon point de vue, tant reste à faire.  En effet, de nombreux problèmes subsistent.  Nous devons toujours faire face à la contrefaçon des documents, à la multiplication des circuits parallèles, y compris, parfois, le non respect par certaines de nos représentations diplomatiques et consulaires du principe d’obtention de documents dans le pays de résidence, et j’en passe...

Mais force est de reconnaitre que l’une des sources des maux que je déplore se situe dans l’enceinte même de notre Ambassade, inconsciente du tort causé à l’image de marque de notre pays.  Je suis admiratif devant tant d’ingéniosité affichée par certains d’entre nous, mais je souhaiterais vivement que cette intelligence, déployée à des fins malheureusement
mercantiles, soit davantage canalisée vers la réalisation des objectifs définis par le Gouvernement.

Il me reviendra donc de remédier assez rapidement à cette situation, soit en y apportant les correctifs nécessaires, soit en recourant à des mesures plus radicales identiques à celles appliquées à ma prise de fonction en France.

Chers amis et collègues,

L’année nouvelle est annonciatrice de bouleversements importants sur l’échiquier international, continental, régional et national.  Comme l’a si bien souligné le Chef de l’Etat à l’occasion des vœux à la Nation, 2016 sera pour nous une année de multiples défis, notamment sur le plan politique d’où il faudra relever les exigences de la consolidation de la paix, de la cohésion nationale et de l’unité, notamment à travers le Dialogue Politique National et Inclusif convoqué à cet effet, ainsi que celles de la nécessaire poursuite des efforts de croissance économique et de modernisation dans tous les secteurs de la vie nationale.

Nos autorités attendent de nous que nous puissions valablement les accompagner pour affronter les multiples défis qu’elles ne manqueront pas de rencontrer, dans leurs recherches inlassables du bien-être dans le vécu quotidien de la population congolaise, ainsi que de poser notre petite pierre dans la consolidation d’une société congolaise fraternelle et apaisée.  Car, ne l’oublions pas, c’est bien dans un climat de paix, d’entente et d’unité nationale que s’est achevé, pour notre pays, l’année 2015.  Nous ne pouvons que nous en réjouir, à l’aune de la nouvelle année, 2016.  Aujourd’hui, notre unité et notre cohésion nationales demeurent indispensables pour faire face aux challenges auxquels notre pays est confronté, et que nous nous efforçons, sans relâche, de surmonter.  C’est pourquoi, il nous faut cultiver davantage la confiance en nous-mêmes et entre nous et réaffirmer constamment notre attachement aux idéaux de la
République.

Chers amis et collègues,

Pour pouvoir y répondre correctement, il importe que tout un chacun se doit d’être responsable et d’assumer pleinement ses responsabilités, et cela à tous les niveaux : A titre illustratif,  le chauffeur doit être responsable de l’utilisation de son outil de travail ;  Savoir l’entretenir, savoir conduire son passager à bon port sans demander à ce que ce dernier lui indique l’itinéraire à suivre ; Qui plus est, le collègue ne doit pas sous-traiter son travail par un autre, notamment en m’adressant une note dans un style châtié qui ferait pâlir d’envie Prosper Mérimée, et, soumettant le lendemain à ma signature une correspondance dans une langue qui ressemble au français ; Voire, le vigile, dont la mission première est de protéger les locaux, les biens et les personnes au sein de l’Ambassade, ne doit pas être transformé en garçon de course, délaissant ainsi la charge principale justifiant sa présence au sein de l’Ambassade ; Ou encore, d’autres profitent de mon absence et de leur savoir pour entraver les activités de l’Ambassade parce qu’ils ont des sautes d’humeur ; Certains se prévalent de leur position au sein de l’Ambassade pour régler leurs comptes avec des requérants ; Enfin, le collègue ayant reçu une instruction
précise, se doit de remettre un travail fini sans devoir requérir de s hiérarchie des instructions supplémentaires à chaque étape du traitement de l’assignation lui conféré.  Il doit mettre en œuvre l’instruction et être pleinement tenu responsable des actes qu’il pose.

Il est regrettable que ces tares que je dénonce aujourd’hui l’aient été, et, le sont souvent, au nom de la personne que je suis.  Ce qui est inacceptable, et, j’en tirerais toutes les conséquences.

Nous devons donc rationaliser notre travail.  Nous pouvons y arriver avec un effectif moindre.  Pour cela, il nous suffit de tirer amplement avantage des possibilités infinies que nous offrent les nouvelles technologies de l’information et de communication.  Nous devons exécuter le grand bond technologique, ici, comme ailleurs.  Nous pouvons le faire à moindre frais.  A l’heure où la copie en trois dimensions sera mise à la disposition du grand public à des prix démocratiques, nous continuons de travailler avec des méthodes datant d’un autre siècle.  Pourtant, les logiciels permettant une gestion financière transparente respectant le Plan Comptable National existent, de même que ceux susceptibles de grandement faciliter, en toute sécurité, les démarches de chancellerie, visas et autres, sans oublier la signature électronique.  Adhérons et soumettons-nous à la modernité.

Je compte entreprendre un long travail de conception afin d’améliorer la qualité de nos prestations.  Dans un premier temps, il s’agira de veiller au renforcement qualitatif de nos ressources humaines.  C’est chose faite pour la Délégation permanente auprès de l’UNESCO qui a vu ses effectifs passer de 02 à 04 unités.  Il en sera de même pour l’Ambassade dont l’effectif vient de s’agrandir avec l’affectation d’un agent.

C’est le lieu pour moi de souhaiter officiellement la bienvenue à Messieurs Raymond N’SHIMBA wa N’SHIMBA, Justin NDOSO MONDONGA et Désiré MUANGU MUHANDJI, tous trois Attachés d’Ambassade près respectivement le poste de Paris, pour le premier cité, pour le premier cité, et, celui de l’UNESCO, pour les seconds.  J'ai donc l’insigne honneur de vous adresser toutes mes sincères félicitations pour votre nouvelle affectation.  Vos promotions naturelles consacrent vos années de persévérance.  Je vous renouvelle, Messieurs les Attachés, toutes mes sincères félicitations et vous souhaite de continuer à travailler avec toute
la réussite attachée à vos noms.  J’ai la grande conviction, et je m’adresse principalement aux plus jeunes d’entre vous, que vous allez faire une très belle carrière.  Tous mes vœux vous accompagnent.

Chers amis et collègues,

Au regard de ce qui précède et du renforcement de notre effectif, toujours en cours par ailleurs, je vous annonce que je procèderai dans les tous prochains jours, à un réajustement de notre organigramme qui reflétera pleinement les nouvelles missions nous assignées par le Gouvernement, qui tiendra compte des diverses pesanteurs et correspondra à ma philosophie et mon entendement du travail à accomplir.

Encore une fois, et au risque de lasser, je me dois de vous exhorter au travail, à la rigueur et à la diligence dans le traitement des dossiers qui vous sont confiés.  J’en appelle de nouveau au respect de certaines valeurs qui doivent constamment vous guider: l’assiduité au travail, le respect de la hiérarchie et des procédures, la discipline à l’intérieur des services, l’esprit
d’équipe et de solidarité.  Et j’insiste sur la dignité, la discipline et le respect.  Notre bonne image en dépend.  Je compte sur vous pour y parvenir.

Dans le même ordre d’idées, il conviendra de veiller à l’amélioration de notre cadre actuel de travail.  Notre Ambassade se trouve dans un état de délabrement avancé.  Elle tombe déjà en ruines.  Si sa rénovation n’est pas rapidement engagée, nous irons vers une catastrophe certaine.  Que notre Ambassade retrouve son lustre d’antan et redevienne le digne et véritable reflet du grand Congo sera pour moi une priorité pour 2016.

Monsieur le Ministre-Conseiller,

Monsieur le Délégué Permanent Adjoint,

Chers amis et collègues,

Je termine mon propos en vous réitérant mon estime et ma considération, ainsi que ma reconnaissance pour le travail et l’implication dont vous faites preuve, je voudrais, à toutes et à tous, vous souhaiter une nouvelle année pleine de satisfaction dans vos vies professionnelles et personnelles.  Je vous présente à tous, à vos familles et à tous ceux qui vous sont chers, tous
mes vœux de réussite, de santé et de prospérité.

Que le Tout-puissant vous comble de ses bienfaits et vous accorde la grâce tout au long de 2016.

Je vous remercie.
La RD CONGO, le Rwanda et l'Ouganda signent un traité pour mieux protéger le grand Virunga

La RD CONGO, le Rwanda et l'Ouganda signent un traité pour mieux protéger le grand Virunga
Les ministres du Tourisme de la RDC, du Rwanda et de l'Ouganda ont signé le traité de collaboration transfrontalière du grand Virunga. Ce document devrait permettre aux trois pays de protéger efficacement les aires protégées constituant le paysage du grand Virunga qui comprend notamment le parc national des Virunga.

Ce traité devrait aussi permettre au Rwanda, à la RDC et à l'Ouganda de redistribuer les recettes générées notamment par le tourisme dans la région.

Après sa signature par les ministres, le document doit être ratifié aux Parlements respectifs de ces trois pays avant d'entrer en vigueur.

Julien Paluku, le gouverneur du Nord-Kivu où se trouve le parc des Virunga, se réjouit de la signature de ce traité.

Il affirme que le tourisme peut générer des millions de dollars de recettes au profit des populations de la région.  

«Ça va générer suffisamment d'agent. Imaginez-vous seulement qu'il y ait 100 000 touristes qui arrivent dans la région et que chaque touriste ait dans sa poche 1 000 dollars. Ça va vous faire automatiquement 100 millions de dollars qui vont circuler dans la région», explique Julien Paluku.

Le gouverneur du Nord-Kivu estime que les communautés locales vont aussi tirer bénéfice du tourisme dans la région.

«Le touriste est logé, il va se nourrir, il va prendre une voiture en location, il va acheter des biens, et cet argent va circuler à l'intérieur des communautés. Ça permettra une certaine expansion de l'économie locale dans la région des Grands Lacs», affirme Julien Paluku.

Les aires protégées constituant le Paysage du Grand Virunga sont notamment constituées du :

-Parc national des Virunga et la réserve naturelle de Sarambwe en RDC ;

-Parc national de gorilles de Mgahinga, le parc national Impénétrable de Bwindi, le parc national de la Reine Elisabeth, le parc national des Montagnes de Rwenzori et le parc national de Semliki en Ouganda ;

-Parc National des Volcans au Rwanda.

FETE DE L'INDEPENDANCE, DISCOURS DE L'AMBASSADEUR ILEKA ATOKI

FETE DE L'INDEPENDANCE, DISCOURS DE L'AMBASSADEUR ILEKA ATOKI

Excellences Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, Chers collègues,
Distingués invités, en vos titres et qualités,
Cher compatriotes,

Il y a de cela 55 ans, précisément le 30 juin 1960, notre pays accédait à la souveraineté nationale et entrait dans le concert des Nations libres.

Aujourd’hui, cette date reste à jamais gravée dans nos mémoires comme symbole de quête vers la liberté chèrement acquise par les pionniers de l’Indépendance, parfois au sacrifice suprême de leur vie.  Cette liberté se doit être notre héritage, qui défendu par chaque filles et fils du Grand Congo sera notre legs aux générations à venir.

Toutefois, il est constaté que depuis plus d’une décennie, une partie de notre population vit dans la désolation.  Elle est en proie aux tourments de forces négatives étrangères, victime expiatoire des velléités de déstabilisation de la partie orientale de la République Démocratique du Congo.  Nous voudrions rendre un hommage brillant aux autorités gouvernementales, militaires et provinciales qui s’impliquent inlassablement dans la recherche d’une solution durable offrant ainsi à nos frères et sœurs, la perspective d’une aire de paix et de sécurité véritable et durable.




Tout ceci nous pousse à rappeler notre devoir, comme je l’ai souligné dans mon discours prononcé à l’occasion de la célébration du 54ème anniversaire de l’Indépendance, – je cite –, « de nous forger cette unité et cohésion nationales qui sont de nature à nous prémunir de l’autodestruction, ainsi que de nous protéger de toutes visées irrédentistes ».

C’est dans ce sens, à la veille d’une année hautement politique pour notre pays, qu’il faille comprendre l’invitation faite à tous les Congolais le lundi 29 juin à l’occasion de son discours prononcé la veille de la célébration de l’indépendance par le Président de la République, Son Excellence Monsieur, Joseph KABILA KABANGE à « s’inscrire dans la voie du règlement pacifique de toutes les divergences politiques, conformément à la tradition congolaise de prévention, de gestion et de résolution des conflits ».

C’est ainsi que, tirant les conclusions de la tenue des élections de 2006 et 2011, il a plu au Chef de l’Etat d’entreprendre depuis le 02 juin des consultations avec les forces vives de la Nation, afin de permettre au peuple congolais d’aborder les futures échéances dans un climat apaisé.







A l’issue de ces consultations, qui se poursuivent, le Chef de l’Etat, éventuellement, déterminera le cadre idoine pour, entre autres, évacuer les questions liées :

• au calendrier électoral global;
• au financement du processus électoral ;
• à la participation au scrutin 2015 d’anciens mineurs ;
• à l’impératif de la sécurisation des élections.

Distingués invités,

Parallèlement à cet effort d’assainissement du climat politique, sous l’impulsion du Chef de l’Etat, le Gouvernement poursuit inlassablement ses efforts pour baliser le chemin à la reconstruction nationale, à la poursuite du développement économique, et, à l’émergence de la République Démocratique du Congo à l’horizon 2030.










Sur le plan économique, nous ne cesserons de rappeler les efforts consentis par le Gouvernement, avec l’aide de nos partenaires, pour porter le taux de croissance économique à plus de 9.5%, soit deux fois supérieur à celui de l’Afrique subsaharienne et le troisième le plus élevé du monde en 2014.  Ce qui fait de notre pays, à ce jour, une référence qui lui vaut l'estime des autres pays du Nord comme du Sud, des organismes régionaux et internationaux financiers et de développement.
L’inflation, est demeurée en 2014 aux alentours de 1 %.  Qui plus est, nous notons une confiance accrue des chefs d’entreprises envers les institutions étatiques.











De même, de nombreux projets dans divers secteurs primaires ont été réalisés et d’autres sont en voie de complétion.  Nous pouvons citer entre autres:

1. Une nouvelle aérogare à l’Aéroport international de N=djili qui a été inauguré le 25 juin 2015 ;
2. La création de la nouvelle compagnie aérienne dénommée « CONGO AIRWAYS » et l’acquisition par cette compagnie d’aéronefs de type « AIRBUS » ;
3. L’achat de bus et de locomotives auprès de la RATP pour la relance du trafic urbain et ferroviaire ;
4. La réhabilitation de bateaux et autres barges par les chantiers navals français pour le transport fluvial ;
5. Le lancement du parc agro-industriel de BUKANGA LONZO qui fera de la République Démocratique du Congo l’un des pays du sud du Sahara ayant les plus vastes exploitations maraîchères, agricoles et d’élevage. Ce projet s’inscrit dans une stratégie bien planifiée des parcs agro-industriels, modèles qui de nature à accélérer l’essor économique de notre pays.
6. La construction du barrage hydro-électrique de KATENDE dont la mise en service est prévue en mars 2016, ainsi que l’augmentation de la capacité de production de la centrale de TSHALA ;
7. Les efforts visant la réhabilitation du barrage de INGA III afin de favoriser la concrétisation du Projet du Grand INGA en faveur de la relance de l’outil industriel; le renforcement du barrage de ZONGO pour desservir l’axe Ouest de Kinshasa afin de favoriser davantage l’accès à l’électricité dans nos villes;
8. La poursuite de la mise en œuvre d’autres projets d’infrastructures routières et agricoles, et j’en passe…..

Vous aurez noté de vous-même, la place privilégiée qu’occupe la France dans la coopération et les échanges commerciaux.  Cette coopération ne peut que s’amplifier et se développer davantage.  La deuxième édition de la « Semaine française de Kinshasa » organisée du 22 au 26 juin 2015 par la Chambre de commerce et d’industrie franco congolaise (CCIFC) en collaboration avec l’Ambassade de France a servi de baromètre de l’engagement des investisseurs français qui ont pris la résolution de manifester leur présence dans différents domaines afin de répondre aux besoins économiques de la République Démocratique du Congo.

Aujourd’hui, des entreprises françaises telles que TOTAL, BOLLORE, VERITAS, PERENCO, RATP, AIRBUS, AIR FRANCE, SYSTRA, SONEMA, SAGEMCOM, EDF, FRANCE MEDIA MONDE, TV5 MONDE, CANAL +, ORANGE, SANOFI, etc…, ainsi que des institutions publiques telles que le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) et l’Agence Française de Développement (AFD) , pour ne citer que ceux-là, ont marqué leur présence dans mon pays de manière inélébile.

Ces entreprises, dont certaines sont ici présentes, ont fait le pari de la République Démocratique du Congo en reprenant le chemin d’un pays qui reprend progressivement sa place de géant de l’Afrique et partagent avec nous cette volonté de créer un environnement propice au secteur privé, d’offrir les infrastructures qui conviennent et de mettre en place les compétences qui contribueront à favoriser l’essor d’un potentiel encore inexploité de mon pays, afin de nous aider à construire un avenir plus radieux pour nos générations présentes et futures, car ne l’oublions pas, et je le répète, au risque de lasser qui veuille bien m’écouter, que l’avenir de la République Démocratique du Congo représente l’avenir de l’Afrique.

Certes, beaucoup encore à accomplir ! Et c’est là que la participation de tous et la volonté politique sont attendues, pour rendre ce succès pérenne.   Pour ce faire, le Gouvernement s’est résolument investi pour impliquer tous les opérateurs économiques vers une convergence d’efforts en vue de l’assainissement du climat des affaires. A cet effet, les efforts consentis sur le plan de la législation sont l’affirmation du signal fort lancé à la direction de potentiels investisseurs.

Sur le plan social, même si les retombées de ce modèle économique ne se manifestent pas encore de tous leurs éclats, il y a néanmoins quelques points positifs enregistrés sur le plan de l’éducation et de la santé publique. 

A titre illustratif, dans un Programme de Réhabilitation et de Reconstruction des Infrastructures Scolaires mis en place depuis 2013, sous l’expertise du Bureau Central de Coordination (BCECO), le Gouvernement vient de réaliser la construction de 1000 écoles primaires pour les enfants de République Démocratique du Congo. Grâce à un autre projet sanitaire financé par la Banque Africaine de Développement (BAD), le Gouvernement a réhabilité un certain nombre d’infrastructures sanitaires dans les provinces.

La France participe également à cet immense effort de réhabilitation, notamment par la mise en place d’un dispositif permanent d’enseignement et de la diffusion de la langue française, à travers la production d’outils pédagogiques, la création d’instituts pédagogiques décentralisés et la constitution de pôles régionaux de langue et de culture construits autour des alliances franco-congolaises et des centres et espaces culturels.  Ce mécanisme qui favorise la diffusion de la langue française, renforce l’ancrage de mon pays, désormais le plus grand pays francophone, dans la Francophonie.

C’est dire, Distingués invités, que les relations bilatérales entre la République Démocratique du Congo et la France sont excellentes, au beau fixe, et je m’en réjouis.

L’axe Kinshasa-Paris est promis à un bel avenir, d’autant plus qu’entre nos deux Capitales, il se dégage désormais entre Paris et Kinshasa une identité de vues sur les grandes questions diplomatiques et politiques.

Nos positions sont tout autant identiques sur les questions qui touchent à l’environnement et les changements climatiques.  Plus précisément, nous veillerons à ce que la Conférence de Paris de 2015 sur les changements climatiques aboutisse à un accord ambitieux, juridiquement contraignant, qui dressera les contours d’un partenariat décomplexé alliant l’indispensable lutte contre le changement climatique et les objectifs de développement et de réduction de la pauvreté, ainsi qu’il en clarifiera les mécanismes de financement.

C’est dans ce cadre, qu’en partenariat avec la Délégation Permanente de la République d’Angola auprès de l’UNESCO, en sa qualité de représentante du Groupe des Pays les Moins Avancés aux négociations à la Conférence de Paris, nous venons d’organiser une séance de réflexion, un Forum économique pour un développement durable en République Démocratique du Congo sur le thème « Agir face aux changements climatiques pour promouvoir un développement durable ».  Ce Forum nous a permis de prendre conscience de nos potentialités et du devoir de les transformer, bref, de nous mettre au travail afin de nous affirmer, d’éveiller la conscience sur ce que nous sommes et ce que nous sommes capables de faire face au dérèglement climatique.





Mais le plus important enseignement du Forum est que nous aurons surtout appris à aimer notre Terre, à la soigner et à la protéger, non seulement pour notre survie, mais aussi celle des générations futures.

Quant à vous, Mes Chers Compatriotes, Vous qui avez choisi la France comme seconde patrie, je vous exhorte à être des modèles d’une intégration réussie, tout en ayant dans vos cœurs, votre pays, la République Démocratique du Congo.

Je suis heureux de constater un accroissement notable d’initiatives tant qu’individuelles qu’en associations, de votre part envers la  République Démocratique du Congo, actions que votre Ambassade encourage et qui recueille son adhésion.  Je saisis cette occasion pour vous rappeler que votre Ambassade est non seulement à votre écoute, mais est l’instrument par excellence pour la transmission de vos doléances et requêtes auprès des autorités compétentes congolaises.

Unis, nous bâtirons un pays toujours plus grand et plus prospère pour nos enfants.








Distingués invités,

Avant de conclure, je voudrais vous adresser mes chaleureux remerciements pour avoir bien voulu, en dépit de vos multiples occupations, répondre présents à notre invitation à partager avec vous la joie de célébrer le 55ème anniversaire de l’accession à l’indépendance politique et la souveraineté internationale.  Merci du fond du cœur pour la marque d’estime et de considération dont vous faites montre à notre égard.

Je fais mien le mot de Son Excellence Monsieur Joseph KABILA KABANGE, Président de la République, qui a affirmé que la République Démocratique du Congo est « le bien le plus précieux au monde… Nous devons l’aimer, la chérir et la protéger.  Quoi qu’il en soit, quoi qu’il en coûte.  Dans cette optique, la paix, la stabilité et la sécurité s’imposent à nous, comme un impératif non négociable.  Notre destin commun en dépend ».






C’est à cette profession de foi, cette volonté de mettre à profit tous les facteurs pour assurer le bien-être du peuple Congolais et mériter ainsi notre place dans le concert des Nations, que je vous prie,

Excellences Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, Chers collègues,
Distingués invités, en vos titres et qualités,
Cher compatriotes,

De lever vos verres, pour que

Vive la solidarité, l’amitié et l’estime entre la France et la République Démocratique du Congo !

Vive la France !

Vive la République Démocratique du Congo !

Bonne fête à toutes et à tous!

Je vous remercie.


DISCOURS DU CMD A L'OCCASION DE LA PROJECTION DU FILM-DOCUMENTAIRE "VIRUNGA"

	DISCOURS DU CMD A L'OCCASION DE LA PROJECTION DU FILM-DOCUMENTAIRE
Madame la Directrice générale de l’UNESCO, Chère Irina BOKOVA,
Monsieur le Ministre,
Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, Délégués permanents auprès de l’UNESCO,
Monsieur le Directeur Général de l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature,
Monsieur le Directeur Du Parc National des Virunga,
Distingués invités, en vos titres et qualités,

Je m’associe à Madame la Directrice Générale et mon homologue Yves HAESENDONCK de la Représentation Permanente du Royaume de Belgique auprès de l’UNESCO, pour vous souhaiter la bienvenue dans ce magnifique cadre de l’UNESCO et vous remercie d’avoir répondu à l’invitation vous adressée à venir assister, en cette année du 70eme anniversaire de l’UNESCO et du 95eme anniversaire de la création du Parc, à la projection du film-documentaire « Virunga » du réalisateur britannique Orlando Von EINSIEDEL qui est consacré à la vie des gardes congolais chargés de veiller sur ce joyeux de la nature de mon pays qu’est le Parc National des Virunga, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Comme vous le savez, le Parc National des Virunga, dans la partie est de la République Démocratique du Congo, est le plus ancien du continent africain.  C'est un réservoir de biodiversité.  On y trouve de nombreuses espèces animales, et notamment des gorilles des montagnes.  C'est à ce Parc donc que s'intéresse le film documentaire « Virunga », qui était en compétition pour l'OSCAR et les BAFTA du meilleur documentaire.  Il dénonce les menaces qui pèsent sur le parc en mettant en lumière la lutte des gardes du Parc National des Virunga et de son Directeur, le Prince Emmanuel De MERODE, pour protéger cette réserve naturelle.

La présence parmi nous ce soir de Monsieur Bienvenu LIHOTA NDJOLI, Ministre de l’Environnement et du Développement Durable, est une preuve supplémentaire, s’il en est, de l’engagement de mon pays pour la protection de l'environnement et, notamment, la gestion du dérèglement climatique, non seulement par la protection de ses forêts, deuxième poumon de la planète, de ses écosystèmes, mais aussi par le développement d’une industrie verte au Nord Kivu, laquelle sans nul doute, relèvera le potentiel du Parc national pour le développement économique du Kivu, entre autres, à travers le tourisme qui est en plein essor, mais encore, par le biais des différents projets d'électrification menés par le Parc.

Je pense singulièrement au barrage de MATEBE, en territoire de RUTSHURU dont l’inauguration est annoncée d’ici la fin de cette année.  Fruit du partenariat entre la Belgique, l’ICCN et la Fondation Virunga, le barrage constituera une alternative de lutte contre le chômage et un élément déclencheur du développement de toute la sous-région.

Ce soir n’est certes pas consacré aux discours mais plutôt à une méditation sur l’avenir de ce parc, lequel abrite la dernière population de gorilles de montagne. Même au-delà de ces considérations, le parc joue un rôle crucial au sein de la communauté avec son fort potentiel économique.  Il sied de rappeler qu’avant la situation de rupture de la paix et de la sécurité, le tourisme représentait la toute première industrie de la région.  Protéger les gorilles, c’est aussi protéger le potentiel économique du parc.

Je voudrais donc remercier le Ministre congolais de la Communication et Médias, et, ceux ayant en charge respectivement l’Environnement et le Tourisme dans leurs attributions pour avoir permis le tournage du documentaire.



Je voudrais également saluer la journaliste Mélanie GOUBY, qui se retrouve au centre de la trame narrative du documentaire.

Je reconnais dans la salle, celui qui fut deux années durant mon professeur d’Economie Politique à l’Université Catholique de Louvain, Monsieur le Ministre d’Etat Francois-Xavier De DONNEA, merci de nous honorer de votre présence, merci surtout de tant d’années de services remarquables et exemplaires rendus à votre pays, la Belgique et au mien, le Congo.

Enfin, je ne saurais déroger à mes obligations sans oublier tous ceux connus et inconnus pour leur implication décisive, ayant permis que ce documentaire prenne corps.

Avant de conclure, je voudrais vous dire, tout simplement, à la manière anglo-saxonne, « just sit, relax and enjoy ».  Je souhaiterais qu’à l’issue de la projection, vous ayez non seulement une pensée pour ces gardiens, pour toutes ces personnes, qui luttent, au mépris de leur propre vie, pour la préservation du Parc, mais aussi et surtout que vous soyez encouragés à être nos hôtes, en République Démocratique du Congo, dans ce Parc National des Virunga, dont je puis vous assurer qu’il est la réplique exacte du Paradis sur notre vaisseau qui est la planète Terre.

Je vous remercie.

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