32 Cours Albert 1er - 75008 Paris
Mot de l Ambassadeur ILEKA ATOKI a la Conference de la Commission Afrique OHADA...

Mot de l Ambassadeur ILEKA ATOKI a la Conference de la Commission Afrique OHADA...

Madame CHIFFLOT-BOURGEOIS, Chère Frédérique,

Mesdames et Messieurs membres de la Commission Afrique OHADA du Barreau de Paris,

Mesdames et Messieurs,

Je voudrais, avant toute chose, souhaiter un joyeux anniversaire à la Commission Afrique OHADA du Barreau de Paris pour ses 20 ans d’existence ; 20 ans pour un être humain est, en effet, l’âge de la maturité et des grandes options fondamentales de la vie.

Mesdames et Messieurs,

La République Démocratique du Congo, à travers ma modeste personne, se sent très honorée d’avoir été invitée à clore les présentes assises juridiques OHADA de haute facture scientifique, non seulement, de par la qualité des intervenants, mais aussi, de par la qualité indéniable des présentations, sur lesquelles d’ailleurs, je ne m’hasarderais pas de faire un commentaire, faute d’autorité scientifique en la matière.  

Merci donc au Professeur Eric LOQUIN, à Maître Walid BEN HAMIDA et, à vous-même, Maître Frédérique CHIFFLOT BOURGEOIS, dont je voudrais ici saluer la brillance et le caractère essentiel des exposés sur les réformes et la sentence arbitrale, présentés avec l’éloquence que nous vous reconnaissons, en introduction à vos échanges ; échanges, du reste, fort fructueux et riche d’enseignements.

Les efforts entrepris par L’Organisation pour l'Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires (OHADA) méritent d’être connus et largement diffusés.  D’un point de vue politique et diplomatique, les différentes réformes du droit OHADA présentées avec brio par les experts attitrés, notamment, le passage de l’arbitrage commercial à l’arbitrage des investissements et ses conséquences sur les affaires, témoignent de la volonté des États membres à prendre en compte non seulement les aspects commerciaux des affaires, au sens d’échange des biens et services, mais aussi de l’aspect industriel des affaires, car le terme investissement paraît plus globalisant.  Ce qui nécessite, de mon point de vue, une mise en place, en amont, d’une véritable diplomatie économique commune dans l’espace OHADA, pour allier les exigences du libéralisme économique qui plaide pour des frontières ouvertes, impliquant la mobilité des personnes à celles de la souveraineté de l’État qui gère les frontières, afin de préserver l’ordre politique interne.  Les frontières dont il s’agit d’ouvrir et de gérer ici, s’entendent, pour prendre l’expression de Madame Catherine WIHTOL DE WENDEN, Directrice de recherche au CNRS, dans son ouvrage intitulé « Les questions migratoires au XXIe siècle, Migrants, Réfugiés et relations internationales », s’entendent donc comme des frontières économiques, car l’espace OHADA est un espace communautaire des affaires.  N’oublions pas qu’une superstructure juridique donnée est toujours assise sur une infrastructure politique et économique qui l’a générée.

La mise en place d’une diplomatie économique commune aura l’avantage de réduire les contentieux en matière d’investissement tant privé que public, et, favorisera, sinon renforcera, un climat propice aux affaires pour la création de la richesse et de l’emploi, et, in fine, le développement économique des États membres de l’OHADA et ses partenaires.

Parce qu’il s’agit d’une relation interétatique touchant à la souveraineté des États, l’entrée des Ministres des Affaires étrangères au Conseil des Ministres de l’OHADA me semble indiquée, dans l’élaboration d’une telle diplomatie.

À la Commission Afrique OHADA du Barreau de Paris : 20 ans d’existence, 20 ans de diffusion et de promotion du droit OHADA en Europe, sont une marque éloquente de croyance en ce nouveau droit des affaires « Made in Africa » parmi tant d’autres.  L’espace OHADA vous est infiniment reconnaissant et compte encore beaucoup sur votre si précieux accompagnement.

À vous tous intervenants, veuillez trouver, à travers votre humble serviteur, les remerciements les plus sincères de tout l’espace OHADA pour vos diverses présentations scientifiques édifiantes.

Merci à toutes et à tous pour votre assiduité, dans l’espoir que chacun d’entre vous aura tiré le meilleur parti des présentes assises.

Madame CHIFFLOT-BOURGEOIS,

Mesdames et Messieurs membres de la Commission Afrique OHADA du Barreau de Paris,

Mesdames et Messieurs,

Sur ce, je déclare clos les travaux de la Conférence sur les réformes en droit de l’arbitrage OHADA, organisée par la Commission Afrique OHADA du Barreau de Paris, à l’occasion de ses 20 ans d’existence.

Je vous remercie.



Message de voeux au personnel de l'Ambassade

Message de voeux au personnel de l'Ambassade

Monsieur le Ministre-Conseiller,
Chers amis et collègues,

Je voudrais vous dire tout le plaisir qui m'habite d'être parmi vous pour sacrifier une nouvelle fois à une tradition bien établie, celle de la présentation des voeux. Il est vrai que des moments de retrouvaille de cette nature sont rares dans notre maison tellement les contraintes de notre métier sont nombreuses et exigeantes.

Je voudrais donc, vous souhaiter à toutes et à tous les voeux les meilleurs de bonne santé, de bonheur personnel et familial et de succès dans vos entreprises personnelles. Ces voeux et prières vont aussi aux personnes qui vous sont chères.

Et, vous dire, chers amis et collègues, que je mesure à sa juste valeur, votre soutien pour la réussite de la mission que m'a confiée le Chef de l'Etat, Son Excellence Monsieur Joseph KABILA KABANGE.

Cette année, je serais assez bref. Je ne reviendrais pas, cette année, sur le bilan détaillé de nos activités. L'occasion m'en sera donnée à une date ultérieure.

Mais, je dois vous dire que nous avons en 2017 enregistré des succès importants dans la conduite de notre action diplomatique et qui ont forcé la reconnaissance, non seulement de notre hiérarchie, notamment par les commissionnements à des grades supérieurs de Messieurs OMATOKO OLAMBA, MAYENGE NUMBI, ainsi que de votre serviteur, par l'Arrêté collectif du 22 novembre 2017 portant commissionnement des cadres et agents désignés pour exercer des emplois de commandement au sein des administrations du Secrétariat général aux Affaires Etrangères et du Secrétariat Général à l'Intégration Régionale et de l'admission sous statut de Madame DINAVANGA SITA selon l'Arrêté Ministériel du 26 octobre 2017, mais également de l'Organisation Internationale de la Francophonie pour laquelle j'ai accepté de mettre le 18 décembre dernier, Madame MBUKU MBUMBA à sa disposition, où elle apportera sa modeste contribution à la formulation de la Francophonie économique en prévision du prochain Sommet de notre espace francophone.

Aux heureux promus, je présente mes félicitations. Je vous exhorte de persévérer et de continuer à faire honneur au rang et à la dignité du Corps des diplomates de la République Démocratique du Congo.

Et, s'adressant en ce début d'année aux cadres et agents du Ministère, le Vice-Premier ministre, Ministre des Affaires Etrangères et de l'Intégration Régionale a annoncé une nouvelle série de commissions, ainsi qu'une initiative de nature à distinguer les plus méritants. Il y a lieu d'espérer que, cette fois encore, notre Ambassade ne sera pas en reste.

 

Chers amis et collègues,

 

Comme l'a si bien souligné Son Excellence Monsieur Joseph KABILA KABANGE, Président de la République, dans son message de voeux à la Nation à l'occasion du nouvel an, l'année 2017 aura été celle de la mise en oeuvre du consensus politique obtenu aux termes de l'Accord du 31 décembre 2016 en vue de l'organisation d'un nouveau cycle électoral dans notre pays. Le Chef de l'Etat y précisait, qu'outre la formation convenue d'un Gouvernement d'Union Nationale le mois de mars dernier, et, par la suite, la mise en place du Conseil National de Suivi de l'Accord et du processus électoral, la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) a abattu un travail de titan dans la révision du fichier électoral.

L'adoption et la promulgation de la Loi électorale aujourd'hui acquises, l'établissement des listes électorales, la répartition des sièges et la convocation des scrutins qui s'en suivront, conformément au calendrier électoral publié par la CENI, nous conduisent de manière irréversible vers l'organisation des élections. Ce processus relevant de la souveraineté nationale et son financement étant totalement pris en charge par le Gouvernement, le Président de la République nous invite à nous en approprier et à assumer ainsi, à travers cet acte, l'exercice de notre droit à l'auto-détermination.

C'est vous dire que l'année 2018 sera essentiellement une année de préparation et d'organisation de divers scrutins électoraux. Dans notre agir, nous aurons la lourde et noble tâche d'accompagner nos autorités pour la réussite de ce nouveau cycle électoral en nous mettant à leur disposition, surtout dans l'éventualité où la CENI leur formulerait une demande d'assistance. Il est prévu que la diaspora vote pour la présidentielle, et par conséquent, soit enrôlée au préalable.

Se trouvant en France la plus grande colonie des congolais en occident, l'Ambassade sera donc mise à rude contribution. Cette tâche devra être accomplie avec la plus grande détermination et abnégation. Notre accompagnement du Gouvernement durant cette phase délicate sera la priorité de nos priorités. Le personnel de l'Ambassade sera appelé d'une façon ou d'une autre à apporter sa contribution. Cette situation bouleversera certainement le rythme habituel de notre travail, notamment celui du calendrier annuel des congés de chacun d'entre nous.

 

Chers amis et collègues,

 

Outre notre accompagnement des efforts et accomplissement des directives du Gouvernement, nous devons porter une attention toute particulière à la promotion, avec dévouement, de nos intérêts nationaux, la protection et la défense de nos compatriotes établis en France.

En tant que Communauté vivant loin de la terre natale, notre communauté a besoin de se retrouver afin de créer une dynamique de groupe capable de défendre les intérêts collectifs de la diaspora et une synergie entre les Associations.

Par ailleurs, afin de mieux répondre aux besoins de notre communauté et autres requérants, j'estime qu'il nous faut améliorer la communication avec nos compatriotes, laquelle devrait être plus précise et conçue de façon à leur faciliter la compréhension.

Pour ce faire, le service informatique devrait parfaire le site de l'Ambassade en vue de permettre une accessibilité beaucoup plus facile pour nos compatriotes ou tous ceux qui veulent avoir des informations sur le pays et les différents services de l'Ambassade, aidé en cela par le renforcement de notre capacité de stockage et d'archivage des données, notamment par l'acquisition d'un serveur plus puissant que nous pourrions graduellement mettre en relais avec la Capitale.

S'agissant de nos relations avec le pays hôte, l'année nouvelle nous offre l'opportunité, dans le cadre de la conduite de notre action diplomatique, de mieux affiner nos stratégies. Il s'agira de poursuivre notre orientation consistant à accorder un intérêt particulier à la diplomatie économique. Vous êtes sans ignorer l'intérêt soutenu des entreprises françaises pour le potentiel de croissance remarquable de la République Démocratique du Congo.

Nous avons donc l'obligation de continuer d'oeuvrer au renforcement du partenariat entre nos deux pays, principalement dans les domaines économique, culturelle et celui de la défense des valeurs, buts et objectifs véhiculés par l'espace francophone auquel nous appartenons, sans oublier, à travers les Organisations Internationales ayant leurs sièges en France, à la promotion d'un multilatéralisme dans la construction de la paix et la lutte contre les sources d'insécurité et d'instabilité. Cela constituera une autre de nos priorités.

Sur le plan juridique et judiciaire, des efforts devront être fournis faciliter la vie de nos compatriotes et une meilleure compréhension par le pays hôte des modalités dans le respect de nos lois respectives, et des dispositions pertinentes de la Convention de Vienne sur les relations consulaires.

 

Chers amis et collègues,

 

La conduite efficace de l'action diplomatique nécessite des moyens financiers et des ressources humaines motivées et de qualité. C'est le lieu pour moi de vous adresser mes remerciements pour les efforts permanents que vous déployez et les sacrifices pas toujours visibles, je l'avoue, auxquels vous consentez pour le rayonnement de notre pays. Si nous sommes parvenus aux résultats connus dans des conditions pas toujours faciles, c'est grâce au professionnalisme qui vous anime. Le Chef de l'Etat se plait à le magnifier à tout instant. La patrie vous est reconnaissante.

Ma satisfaction va aussi à l'ensemble du personnel local, en particulier les secrétaires, les vigiles, les chauffeurs, les informaticiens et les techniciennes de surface pour leur dévouement et leur sens du travail bien fait.

Il n'en demeure pas moins que des défis énormes se dressent encore dans notre quête perpétuelle d'une diplomatie congolaise toujours plus performante et respectée en France.

Cela passe nécessairement par l'amélioration de nos conditions de vie et de travail. C'est ainsi que je vous renouvelle ma détermination à oeuvrer pour l'édification d'une Ambassade plus fonctionnelle et mieux adaptée, reflétant l'image de marque de notre diplomatie. Je n'aurais de cesse, au risque de lasser nos autorités, de revenir sur la nécessaire réhabilitation du bâtiment de l'Ambassade. Je rappelle à leur meilleure attention, qu'avec ses murs et plafonds totalement décrépis, notre Ambassade est la honte de la communauté diplomatique de France. La situation est désormais dramatique, elle est désespérée.

Enfin, je ne reviendrais pas de façon spécifique sur certains défauts que je dénonçais déjà l'an passé et qui font qu'à mon corps défendant, que je me penche avec plus d'attention sur l'administration de notre Ambassade. J'en appelle donc, une nouvelle fois, à votre sens de responsabilité pour que notre Ambassade soit à la hauteur du service attendu d'elle par l'ensemble de la communauté et de la Nation. Considérez et respectez votre outil de travail. Je vous exhorte encore une fois au changement des attitudes, au travail, à la rigueur et à la diligence dans le traitement des dossiers qui vous sont confiés.

J'en appelle de nouveau au respect de certaines valeurs qui doivent constamment vous guider: l'assiduité au travail, le respect de la hiérarchie et des procédures, la discipline à l'intérieur des services, l'esprit d'équipe et de solidarité, la célérité dans le traitement des dossiers. Et j'insiste sur la dignité, la discipline, le respect, la courtoisie, la rapidité, le sérieux, et la disponibilité permanente.

 

Que le Tout-Puissant vous comble de ses bienfaits et vous accorde la grâce tout au long de 2018 et que l'année nouvelle vous apporte tout ce que vous désirez le plus, ponctué d'instants de bonheur partagés et d'une sérénité dans toutes les épreuves.

 

Je vous remercie.


Message de voeux du Président de la République à la Nation, à l'Occasion du Nouvel An 2018

Message de voeux du Président de la République à la Nation, à l'Occasion du Nouvel An 2018        Mes chers compatriotes
Au seuil de l'année 2018, j'ai l'agréable opportunité d'exprimer ma gratitude à chacune et à chacun de vous pour le précieux soutien manifesté, tout au long de l'année qui s'achève, aux institutions de la République, dans l'accomplissement de leurs missions constitutionnelles.
Je tiens également à dire toute ma solidarité et ma compassion envers celles et ceux d'entre nous qui, suite à des moments d'épreuves ou à la perte d'un être cher, ont vécu une année 2017 particulièrement difficile. Je les exhorte cependant à garder allumée, la flamme de l'espérance au cours de l'année 2018.
Mes chers compatriotes
Malgré les défis et les écueils rencontrés, l'année qui s'achève a connu des avancées significatives tant sur le plan économique que sécuritaire si bien que, globalement, le pays jouit d'une stabilité appréciable.
Je pense bien évidemment à l'aboutissement heureux de nos efforts de rétablissement de la sécurité dans les régions du Kasaï et de la Lomami qui, il y a encore dix mois, étaient le théâtre des attaques et des crimes horribles perpétrés par un Groupe terroriste et ayant occasionné des déplacements de nos populations.
L'organisation, il y a 3 mois, de la Conférence sur la paix, la réconciliation et le développement de l'espace kasaïen, les mesures prises pour enrayer l'avancée de ce mouvement terroriste à Kinshasa, ainsi que le déploiement de la justice en vue de punir les auteurs d'exactions constatées, ont permis d'obtenir des francs succès et de créer les conditions d'une paix durable dans ces parties de la République.
De même, dans le Tanganyika, la réconciliation de nos populations bantoues et Twa constitue désormais un acquis suffisamment éloquent sur la richesse que notre pays tire de sa diversité culturelle.
Mes chers compatriotes
Face aux menaces sécuritaires, nos forces de défense et de sécurité ont, dans l'accomplissement de leurs missions patriotiques, mis un terme également, à l'aventure sans lendemain des groupes armés nationaux et étrangers coalisés en vue de déstabiliser la partie sud de la Province du Sud-Kivu et une partie du Maniema.Les mêmes efforts et la même détermination sont en cours, afin d'éradiquer les forces terroristes intégristes des ADF et celles anarchistes des groupes armés locaux dans le Nord-Kivu.
C'est ici le lieu de rendre un vibrant hommage à nos Forces de défense et de sécurité pour les lourds sacrifices consentis, nuit et jour, afin que nos populations vivent en paix et participent à l'effort de développement du pays, en toute sécurité, sur l'étendue du territoire national.
Je salue également la mémoire des troupes onusiennes qui, aux côtés de leurs compagnons d'armes de la République Démocratique du Congo versent également leur sang afin que soit éradiquée l'idéologie terroriste dans la région des Grands Lacs.
Mes chers compatriotes
Sur le plan économique, les fortes perturbations du taux de change résultant de l'effritement de nos réserves en devises et de nos recettes issues des produits d'exportation avaient, il y a six mois, affecté votre pouvoir d'achat, et partant, le panier de la ménagère.
Ayant personnellement pris la mesure de la détresse lors de mes nombreuses visites d'itinérance à travers le pays, je me suis engagé à ce que la stabilité de notre économie soit au centre des efforts déployés par le Gouvernement au cours de l'année 2017.C'est dans ce sens que j'ai pris la décision d'instituer un comité mixte stratégique au sein de l'Exécutif, afin d'accélérer la mise en œuvre des mesures économiques urgentes et des réformes, dans l'ordre des priorités dictées par les circonstances. J'avais, par ricochet, instruit le Gouvernement d'engager un dialogue social avec les différentes couches socio-professionnelles du secteur public, en vue de corriger les distorsions nées de la crise économique déplorée.
Nos efforts, dont je me réjouis particulièrement, ont porté des résultats palpables traduits notamment, par un accroissement substantiel de nos réserves de change, en même temps que l'augmentation de nos recettes qui ont dépassé le seuil mensuel d'il y a deux ans.
Ce qui a permis d'une part, de procéder une fois de plus à des améliorations des conditions salariales des agents et fonctionnaires de l'Etat, et d'autre part, d'assurer une mise à la retraite honorable de ceux d'entre eux arrivés fin carrière, ouvrant ainsi la voie à un nouveau programme de recrutement des jeunes professionnels au sein de l'Administration publique, dans les vingt-six provinces du pays.
Notre objectif étant d'atteindre une croissance plus inclusive qu'auparavant, ces efforts se poursuivront au cours de l'année 2018, à la faveur de la réforme fiscale en cours et des nouvelles dispositions légales devant régir le secteur minier et le Partenariat Public-Privé.
Mes chers compatriotes
L'année qui s'achève, a aussi été celle de la mise en œuvre du consensus politique obtenu aux termes de l'Accord du 31 décembre 2016 en vue de l'organisation d'un nouveau cycle électoral dans notre pays.
Outre la formation convenue d'un Gouvernement d'Union Nationale le mois de mars dernier et par la suite, la mise en place du Conseil National de Suivi de l'Accord et du processus électoral, je voudrais saluer le travail de titan abattu par la Commission Électorale Nationale Indépendante dans la révision du fichier électoral.
L'adoption et la promulgation de la Loi électorale aujourd'hui acquises, l'établissement des listes électorales, la répartition des sièges et la convocation des scrutins qui s'en suivront, conformément au calendrier électoral publié par la CENI, nous conduisent de manière irréversible vers l'organisation des élections.
Ce processus relevant de la souveraineté nationale et son financement étant totalement pris en charge par le Gouvernement de la République, je vous invite à vous en approprier et à assumer ainsi, à travers cet acte, l'exercice de votre droit à l'auto-détermination.
J'en appelle à cet effet, à la vigilance de tous et à l'engagement de chacun afin de barrer la route à tous ceux qui, sans y croire, s'étant servis du prétexte des élections depuis quelques années, seraient tentés aujourd'hui de recourir à la violence pour interrompre le processus démocratique en cours et plonger le pays dans l'inconnu.
Notre peuple qui, à plusieurs reprises, a fait preuve de maturité, saura certainement protéger la patrie contre toute initiative et toute ingérence ayant pour finalité de porter atteinte à l'indépendance politique de notre pays et à son intégrité territoriale.
Mes chers compatriotes
J'ai la conviction qu'en mobilisant toutes nos forces et en préservant nos acquis que sont la paix, l'unité nationale, la démocratie, la stabilité économique et les investissements consentis dans le secteur des infrastructures de base, nous parviendrons à hisser notre beau et grand pays à la place qui lui revient dans le concert des Nations.Dans cet espoir, je formule les vœux que l'année 2018 qui s'annonce, apporte à chacun et à tous, paix et espérance d'un avenir radieux pour nos familles respectives et Notre Nation.
Que Dieu bénisse la République Démocratique du Congo.
Je vous remercie
Mbanza-Kongo, Inscription au patrimoine mondial de l'Unesco.

					Mbanza-Kongo, Inscription au patrimoine mondial de l'Unesco.                        Excellence Madame la Ministre de la Culture,
Excellence Monsieur le Secrétaire d’État des Relations extérieures, Cher Ami,
Madame la Directrice,
Excellences Mesdames et Messieurs les Délégués permanents auprès de l’Unesco;
Très chers sœurs et frères de l’Afrique Centrale ;
Mesdames et Messieurs en vos titres et qualités,

Je prends la parole, non pas en ma capacité nationale, mais en ma qualité de Président en exercice de la CCEAC auprès de l’Unesco.  A ce titre, je voudrais, avant toute chose, m’acquitter d’un agréable devoir, celui de saluer la présence de leurs Excellences  Madame Carolina Cerqueira, Ministre de la Culture de la République d’Angola et de Monsieur Manuel Augusto, Secrétaire d’État des Relations Extérieures, à qui je souhaite la bienvenue parmi nous.

C’est en effet avec un réel plaisir que je prends la parole dans ce magnifique cadre du Cercle des Délégués pour vous remercier de l’honneur que vous nous rendez en nous réunissant aujourd’hui et de féliciter, à travers vos personnes, la République sœur de l’Angola, plus particulièrement son Chef de l’État, j’ai cité Son Excellence José Eduardo DOS SANTOS, Président de la République, de sa brillante réussite, son succès, pour l’inscription du Centre historique de MBANZA KONGO, vestiges de la Capitale de l’ancien Royaume du Kongo sur la liste du patrimoine mondial de l’humanité de l’Unesco, site couvrant l’espace de l’ancien Royaume Kongo qui s’étendait de la République de l’Angola, la République Démocratique du Congo, la République du Congo et la République Gabonaise au patrimoine mondial de l’Unesco.

Excellence Madame la Ministre,

Vous vous souviendrez, que l’an passé à pareille date, vous nous aviez mobilisés afin de porter le projet MBANZA KONGO.

Vous aviez mobilisé l’Afrique centrale, mais c’est l’Afrique toute entière, de la Tunisie à l’Afrique du sud, en passant par le Cameroun, dont l’Université de Yaoundé a joué un rôle majeur dans les fouilles archéologiques, qui a répondu positivement à votre appel.  Depuis juillet, c’est donc chose faite.  Cela est une fierté, non seulement pour la République de l’Angola, initiatrice de ce projet ambitieux, mais aussi notre fierté à nous tous.

C’est le lieu pour moi, de vous exprimer toute notre gratitude pour votre implication personnelle et assidue dans le processus d’inscription, et de rappeler qu’à travers cet événement historique, la Sous-région de l’Afrique centrale vient de marquer un précieux point dans les concerts de Nations aux vues des situations difficiles qu’elle traverse actuellement.

L’Afrique centrale compte environ 14 sites, y compris de nombreux sites inscrits sur la liste indicative du Patrimoine mondial de l’Unesco.  Celui de «MBANZA KONGO» que nous avons l’honneur de célébrer aujourd’hui, est le premier que l’Angola vient de faire inscrire sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.  Il est d’une importance capitale pour nos pays, surtout, comme vous l’avez si bien souligné, du point de vue historique, culturel et touristique.  Qui peut oublier que la ville de MBANZA KONGO était encore, au 17eme siècle, la plus grande de la côte occidentale d’Afrique centrale avec une densité de population de 40.000 habitants autochtones et 4.000 européens.  Elle fut la capitale du Royaume Kongo, son centre politique, économique, social et culturel, le Siège du Roi et de sa cour.

Par la suite, elle deviendra non seulement un lieu mythique et spirituel du groupe ethnolinguistique Ne-Kongo, regroupant une grande partie de ce que sont aujourd’hui le Gabon, le Congo-Brazzaville, l’Angola, et bien entendu, mon pays, la République Démocratique du Congo, mais aussi, un pont entre l’Afrique centrale et l’Europe.

C’est ici, pour moi, l’occasion de demander à nos pays respectifs, et comme le recommande par ailleurs la décision de l’UNESCO, de renforcer notre collaboration afin d’identifier des sites de l’ancien Royaume Kongo qui pourraient refléter d’autres dimensions du Royaume et ce faisant, de tout mettre en œuvre pour faire inscrire le plus de nos sites culturels et naturels sur la liste du Patrimoine mondial de l’Humanité de l’UNESCO à l’instar d’autres sous-région de notre continent.


Je vous remercie
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